La boussole émancipatrice d’Adel Tartir pour le théâtre

« Le théâtre, dans toute sa diversité, doit toujours être un espace de débat et d’autocritique, un domaine qui prend le parti des opprimé.es, une boussole pointant vers la libération et l’émancipation, une lueur d’espoir. Chaque fois que s’accumulent les problèmes pour le monde du théâtre et de ses artistes, que leurs espoirs s’évanouissent et que leurs rêves s’envolent, nous devons tou.tes prendre conscience qu’en tant que culture, société et en tant que cause à défendre, nous n’allons pas bien. »

Ce sont les mots d’Adel Tartir, l’artiste de théâtre, conteur, gardien de la Wonderbox/Sandouq El-‘Ajab, et père du théâtre palestinien, décédé à Ramallah le 10 juillet 2025.

Ces mots résument l’essence de sa philosophie théâtrale, et illustrent son esprit de résistance et le rôle qu’il envisageait pour le théâtre dans la libération. Il répétait souvent « nous ne vivons pas seulement le théâtre ; nous le respirons », et il a toujours soutenu que le théâtre est avant tout « un espace, une scène et une arène pour la confession, la révélation, la provocation, le débat et la confrontation créative ». Dans son dernier acte, sur son lit de mort, il m’a rappelé que « notre vie est théâtre, et le théâtre est notre vie ».

Click Here to Read the Article 

Click Here to Download the Article